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		<title>12. Ecrivez votre vie - Les archives du moi en Europe </title>
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		<dc:date>2005-10-03T17:59:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Anna Iuso,&lt;br/&gt; le 1er Juin 1999, &lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une grande enqu&#234;te sociologique lanc&#233;e avant la guerre de 1914 entre la Pologne et les Etats Unis r&#233;colta environ 15 000 lettres et quelques 15000 lettres et quelques autobiographies d'&#233;migrants. Ces documents personnels voire intimes ont donn&#233; naissance &#224; un nouveau type d'archives. Suivant cet exemple, dans toute l'Europe, depuis les ann&#233;es 20,des savants et des passionn&#233;s ont rassembl&#233; des dizaines de milliers d'histoires de vie, de lettres, de journaux intimes et de m&#233;moires sur les rayons de leurs &#171; archives autobiographiques &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;O&#249; en sont aujourd'hui ces archives du moi en Europe ? Comment le projet initial a-t-il &#233;volu&#233; ? Que fait-on de ces vies ordinaires qu'on accueille par milliers ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soutenue par le Minist&#232;re de la Culture, Anna Iuso a men&#233; pendant deux ans son enqu&#234;te dans toute l'Europe &#224; la recherche de ces centres. Elle les a rep&#233;r&#233;s, visit&#233;s, elle s'est plong&#233;e dans leurs catalogues, elle a &#233;t&#233; sensible &#224; la diversit&#233; de leurs approches et surtout, &#224; la pr&#233;sence de plus en plus actives des autobiographes qui prennent en main eux-m&#234;me le destin des textes qu'ils &#233;crivent. R&#233;sultat surprenant : les archives autobiographiques qui dans ce si&#232;cle ont impos&#233; l'individu ordinaire somme t&#233;moin et acteur de l'histoire, sont plus vivantes que jamais, elles prolif&#232;rent et se d&#233;veloppent en &#233;laborant une r&#233;flexion de plus en plus raffin&#233;e sur les liens entre t&#233;moignage historique et &#233;criture intime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>11. Sur les traces du Petit Poucet.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article99</link>
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		<dc:date>2005-10-03T16:03:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Bernadette Bricout, &lt;br/&gt;
le 26 Janvier 1999,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parce que le conte traditionnel nous propose des personnages sans &#233;paisseur, aussi plats que le sont les figures du th&#233;&#226;tre d'ombres, nous croyons le conna&#238;tre et trop souvent nous les c&#244;toyons sans les voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains nous sont si familiers qu'ils n'ont plus de pouvoir d'alerte. Une particularit&#233; physique ou vestimentaire suffit &#224; les faire exister : La Barbe-Bleue, Blanche-Neige, Le Teigneux ou Peau d'Ane. Dans la for&#234;t des contes Bernadette Bricout a choisi de suivre l'un d'entre eux. : &lt;br /&gt;
&#171; Il &#233;tait fort petit et, quand il vint au monde, il n'&#233;tait gu&#232;re plus gros que le pouce. Ce qui fit qu'on l'appela le Petit Poucet &#187;. Ainsi Perrault justifie-t-il ce surnom peu &#233;nigmatique, si transparent qu'il en devient imp&#233;n&#233;trable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>10. Ni morts, ni vivants : marins ! Pour une ethnologie du huis clos.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article98</link>
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		<dc:date>2005-10-03T16:02:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Maurice Duval, &lt;br/&gt;
le 27 Novembre 1998,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://garae.fr/new/local/cache-vignettes/L150xH89/arton98-2f7aa.jpg&quot; width='150' height='89' style='height:89px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous buvons un caf&#233; ou faisons le plein d'essence gr&#226;ce au travail des marins qui les ont achemin&#233;s, parfois au p&#233;ril de leur vie, toujours au prix d'une existence particuli&#232;re. Qui accepterait de ne pas &#234;tre pr&#233;sent lors de la naissance de son enfant ? De la mort d'un proche ? Apr&#232;s avoir discut&#233; quelques aspects de l'ethnologie appliqu&#233;e &#224; nos propres soci&#233;t&#233;s, Maurice Duval r&#233;cuse quelques clich&#233;s : les marins au long cours ne sont pas des aventuriers mais des &#171; hommes d'int&#233;rieur &#187; ! On d&#233;couvre que la lecture symbolique de l'espace r&#233;v&#232;le la vie des marins qui vivent plusieurs temps simultan&#233;s. Dans cet univers &#224; haut risque, il convient de se prot&#233;ger de la mer par des croyances, mais aussi des hommes par des pratiques comme le recours aux silences et aux plaisanteries, pour parler sans heurter. Cette vie particuli&#232;re, ils l'ont apprise en partie lors du bizutage &#224; l'&#233;cole de la marine, comme ils sont devenus marins confirm&#233;s lors du passage de la Ligne. Car nul ne peut vivre longtemps dans un huis clos sans une forte capacit&#233; d'adaptation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>9. La chirurgie des &#226;ges : approche ethnographique des chirurgies contemporaines banalis&#233;es.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article97</link>
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		<dc:date>2005-10-03T16:00:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par V&#233;ronique Moulini&#233;, &lt;br/&gt;
le 30 octobre 1998,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pourquoi on se fait op&#233;rer ? Mais parce qu'on est malade, on en a besoin ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien que de tr&#232;s normal. Et pourtant on avance parfois d'autres raisons. &#171; C'&#233;tait un peu &#224; la mode aussi, c'est sur. &#187; La chirurgie comme &#171; mode &#187;, voil&#224; qui appelle r&#233;flexion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet l'histoire de certaines ablations appara&#238;t pour le moins heurt&#233;e. Amygdalectomies, ad&#233;no&#239;dectomie et appendicectomie chez le petit enfant ou encore ablation de l'ut&#233;rus ou de la prostate au retour d'&#226;ge, apparues pour les plus anciennes &#224; la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, sont aujourd'hui de plus en plus contest&#233;es, objets de d&#233;bats parfois de scandales. Cette remise en question permet l'enqu&#234;te car les raisons m&#233;dicales qui les ont impos&#233;es s'estompant, restent alors &#224; penser les raisons culturelles qui ont assur&#233; leur durable succ&#232;s.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Parcourant la litt&#233;rature m&#233;dicale, ancienne ou actuelle, le savoir de la facult&#233; comme celui des ouvrages de m&#233;decine banalis&#233;e, &#233;coutant les r&#233;cits des op&#233;r&#233;s et e leur entourage et en premier lieu des femmes, gardiennes des corps et des savoirs, on est entra&#238;n&#233; tr&#232;s loin du bloc op&#233;ratoire, au c&#339;ur m&#234;me d'une repr&#233;sentation des physiologies masculine et f&#233;minine. Questionnant la construction sociale des sexes dans notre soci&#233;t&#233; contemporaine, cette recherche offre aussi un &#233;clairage nouveau sur les rapports entre m&#233;decine savante et savoir commun mais aussi sur les relations homme - femme - m&#233;decin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>8. L'ethnologie en France sous Vichy </title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article96</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:58:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Daniel Fabre, &lt;br/&gt;
le 9 juin 1998,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La deuxi&#232;me Guerre Mondiale et l'occupation nazie ne sont pas des conflits arm&#233;s comme les autres. Des conceptions radicalement diff&#233;rentes de l'homme se sont affront&#233;es pendant cette p&#233;riode et il &#233;tait logique qu'un savoir qui a pour objet ultime la compr&#233;hension de l'humanit&#233; dans sa diversit&#233; et son unit&#233; f&#251;t directement concern&#233; par ce combat. Aux c&#244;t&#233;s de l'histoire (avec Marc Bloch) et de la philosophie (avec Jean Cavaill&#232;s), l'ethnologie fut donc pr&#233;sent&#233;, au premier rang. Elle n'&#233;tait pourtant pas une mati&#232;re universitaire mais l'extraordinaire effervescence des ann&#233;es 30 - qui virent la fondation et l'inauguration par le Front Populaire du Mus&#233;e de l'Homme et du Mus&#233;e des Arts et Traditions Populaires - a contribu&#233; &#224; la faire conna&#238;tre et reconna&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant l'enjeu &#233;tait d'une nature telle que chacun s'attacha les ethnologues n&#233;cessaires &#224; la justification et &#224; l'illustration de ses th&#232;ses. Il y eut des ethnologues r&#233;sistants, des ethnologues collaborateurs des nazis, des ethnologues plus ou moins associ&#233;s &#224; la &#171; R&#233;volution nationale &#187; p&#233;tainiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers se situent dans le prolongement du combat antiraciste d'avant guerre. Ils fondent, d&#232;s l'automne 40, le r&#233;seau du Mus&#233;e de l'Homme. Son chef, Boris Vild&#233;, peu de temps avant son arrestation, rendit visite &#224; Jo&#235; Bousquet &#224; Carcassonne. Les seconds, v&#233;ritables id&#233;ologues racistes, ont tent&#233; de reproduire en France la doctrine et l'action des anthropologues nazis. Les troisi&#232;mes se coul&#232;rent dans le moule de la c&#233;l&#233;bration - des petites patries, du retour &#224; la terre, de l'artisanat traditionnel, des langues et des cultures locales - que favorisait exclusivement l'id&#233;ologie p&#233;tainiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la lib&#233;ration un grand silence s'est abattu sur cette p&#233;riode, on commence &#224; peine aujourd'hui &#224; entrevoir l'essentiel, &#224; r&#233;fl&#233;chir surtout sur les cons&#233;quences durables que ces engagements divergents eurent sur l'ethnologie dans les d&#233;cennies d'apr&#232;s guerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>7. Les derniers meuniers &#224; vent et &#224; farine en Lauragais de 1870 &#224; 1950.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article95</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:57:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Huguette et Jean B&#233;zian, &lt;br/&gt;
le 24 avril 1998,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://garae.fr/new/local/cache-vignettes/L105xH150/arton95-73088.jpg&quot; width='105' height='150' style='height:150px;width:105px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si les &#171; anciens &#187; qui habitaient le Lauragais il y a un si&#232;cle pouvaient revenir se promener dans nos campagnes, sans doute seraient-ils particuli&#232;rement choqu&#233;s par la disparition, sur les collines autour des villages, des ailes blanches ins&#233;parables pour eux de leur paysage coutumier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, &#224; cette &#233;poque, plus de deux cents moulins en activit&#233; animaient le paysage du lent tournoiement de leurs ailes. Deux cents moulins, il fallait bien cela pour nourrir hommes et b&#234;tes. Sans eux, comment se serait-on procur&#233; la farine de bl&#233; pour la confection du &#171; pa de borio &#187; fait chaque semaine &#224; la maison, la farine de ma&#239;s pour le millas d'hiver, le son, la repasse, les farines de c&#233;r&#233;ales secondaires pour la p&#226;t&#233;e des animaux ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le meunier, assure un ancien client, c'est bien simple : on ne pouvait pas se passer de lui ! &#187; Cet homme indispensable, paysan par son entourage, mais aussi artisan nanti d'un outil grandiose, commer&#231;ant par son activit&#233;, &#233;tait un personnage &#224; part, dont la singularit&#233; se manifestait dans le costume : s'il portait une blouse, elle &#233;tait blanche, ce qui le faisait rep&#233;rer aussit&#244;t dans les assembl&#233;es parmi les blouses noires ou bleues, tenue traditionnelle des paysans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette diff&#233;rence, les meuniers tenaient &#224; la pr&#233;server, pratiquant une endogamie qui les &#233;levait au rang de caste, avec des coutumes, des fa&#231;ons de vivre leur assurant une place particuli&#232;re dans la soci&#233;t&#233; rurale. Pourtant le monde moderne ne se souvient d'eux qu'au d&#233;tour d'une chanson ou la vue d'un d&#233;guisement folklorique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui &#233;taient donc ces meuniers, que les chansons et les contes pr&#233;tendent tour &#224; tour fain&#233;ants, voleurs ou coureur de jupons ? Quelle &#233;tait leur place dans la soci&#233;t&#233; rurale du d&#233;but du si&#232;cle ? Qu'est-ce qui, ind&#233;pendamment de leur r&#244;le &#233;conomique, les rendait aussi importants pour les habitants des villages et des fermes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>6. Musiques de Dieu, musiques du Diable. Anthropologie des formes symboliques du son dans la musique fran&#231;aise du Moyen Age et de l'&#226;ge baroque.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article94</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:55:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Luc Charles-Dominique, &lt;br/&gt;
le 25 juin 1997,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'Antiquit&#233; tardive jette les premi&#232;res bases d'une classification m&#233;thodique des instruments de musique, une autre classification se profile depuis Aristote. Elle d&#233;coule d'une philosophie musicale fond&#233;e sur les effets du timbre (intensit&#233;, fr&#233;quence) sur l'&#226;me et le comportement humain. Cette th&#233;orie a pour effet d'&#233;tablir une classification des timbres musicaux. Pass&#233;e dans le monde arabe et musulman d&#232;s le X&#232;me si&#232;cle, on la voit &#233;merger deux &#224; trois si&#232;cles plus tard en Occident sous la forme d'une typologie dualiste, ce qu'elle n'&#233;tait pas &#224; l'origine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le d&#233;but d'une &#233;tonnante dualit&#233; musicale, celle du haut(sonore) et celle du bas (peu sonore)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le domaine strictement religieux, il semble que le domaine du bas soit pr&#233;&#233;minent. Symbole de l'humilit&#233;, il introduit au plan musical une esth&#233;tique de la suavit&#233; et de l'harmonie particuli&#232;rement apte &#224; &#233;tablir une communion mystique. C'est alors toute la grande famille des instruments de musique &#171; bas &#187; (g&#233;n&#233;ralement &#224; cordes) qui b&#233;n&#233;ficie d'une tol&#233;rance particuli&#232;re des P&#232;res de l'Eglise. A l'oppos&#233;, la famille (moins nombreuse) des &#171; hauts &#187; instruments est exclue de leurs textes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une recherche de ce type met en &#233;vidence la forte opposition d'une musique &#171; basse &#187; (religieuse, fun&#232;bre ou de divertissement) et d'une musique &#171; haute &#187; dont la finalit&#233; est sociale, politique, et qui, de plus, est li&#233;e au monde des morts, &#224; l'enfer, aux pratiques de sorcellerie. Cette opposition symbolique dont la gestuelle des musiciens, des danseurs ou des divers auditoires est &#224; la fois l'illustration et le prolongement, ramen&#233;e &#224; l'importance de la religion chr&#233;tienne dans le monde occidental du Moyen Age et de l'&#226;ge baroque, peut se r&#233;sumer au dualisme de l'humilit&#233; et de l'orgueil, voire de la vanit&#233;. Elle revient alors &#224; poser la question des rapports entre morale et esth&#233;tique, question dont l'examen approfondi peut apporter des r&#233;ponses quant &#224; l'&#233;volution des instruments de musique et l'histoire des pratiques musicales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>5. Aupr&#232;s de mon arbre... Regard anthropologique sur la passion g&#233;n&#233;alogique.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article93</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:50:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Sylvie Sagnes, &lt;br/&gt;
le 16 mai 1997,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://garae.fr/new/local/cache-vignettes/L150xH64/arton93-d9022.jpg&quot; width='150' height='64' style='height:64px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les g&#233;n&#233;alogistes, pour moi, c'est des extraterrestres &#167; &#187; Que ces explorateurs au long cours sillonnant les veines du temps nous &#233;tonnent ou nous agacent, en tous les cas ils nous intriguent suffisamment pour que chacun - et le g&#233;n&#233;alogiste lui-m&#234;me - y aille de son hypoth&#232;se et tente de s'expliquer l'intensit&#233; et l'importance sans pr&#233;c&#233;dent de leur passion. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, c'est en terme de rupture que les uns et les autres envisagent le ph&#233;nom&#232;ne. La mobilit&#233; sociale et g&#233;ographique qui caract&#233;rise les classes moyennes depuis une trentaine d'ann&#233;es, le passage d'une soci&#233;t&#233; paysanne &#224; une soci&#233;t&#233; urbaine, l'instabilit&#233; des familles secou&#233;es par les divorces et les recompositions constituent autant de r&#233;ponses que n'autorisent pourtant pas le parcours des g&#233;n&#233;alogistes rencontr&#233;s par Sylvie Sagnes au sein d'Histoire et G&#233;n&#233;alogie en Minervois ou du cercle g&#233;n&#233;alogique du Languedoc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aussi une lecture moins r&#233;ductrice du ph&#233;nom&#232;ne appelle-t-elle une approche davantage focalis&#233;e sur &#8216;&#339;uvre g&#233;n&#233;alogique, le discours qui l'entoure et l'utilisation qui en est faite, que sur le profil sociologique et familial de son auteur. De la sorte peut &#234;tre mise au jour l'intention profond&#233;ment paradoxale qui sous-tend cette qu&#234;te identitaire, &#224; savoir une conscience h&#233;r&#233;ditaire singuli&#232;rement exacerb&#233;e en m&#234;me temps que trahie par une attitude r&#233;solument s&#233;lective et &#233;gocentr&#233;e. Autobiographie par procuration, la pratique g&#233;n&#233;alogique appara&#238;t d&#232;s lors aux antipodes de toutes formes de nostalgies et de r&#233;actionnismes avec lesquelles on a pu la confondre, et finit m&#234;me par ressembler de fa&#231;on troublante &#224; ces nouvelles parent&#233;s (recompositions, adoption, ...) que l'on sait motiv&#233;es par le m&#234;me souci d'affirmation de soi et r&#233;gies par l'&#233;lection, au m&#233;pris de la pr&#233;s&#233;ance du sang.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>4. Les pr&#234;tres des montages. Le cas des Pyr&#233;n&#233;es Centrales, fran&#231;aises et espagnoles - Fin XV &#232;me d&#233;but XVIII &#232;me si&#232;cle.</title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article92</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:48:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Serge Brunet, &lt;br/&gt;
en avril 1997, &lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette conf&#233;rence s'est attach&#233;e &#224; caract&#233;riser l'image du pr&#234;tre des Pyr&#233;n&#233;es Centrales de la fin du Moyen age au d&#233;but du XVIII &#232;me si&#232;cle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
A l'instar de certains autres espaces montagnards, cette r&#233;gion constitue une zone de fort recrutement sacerdotal pendant plusieurs si&#232;cle. Pourquoi certaines montagnes &#171; produisent-elles &#187; des pr&#234;tres ? Les r&#233;ponses sont &#224; rechercher dans les liens tiss&#233;s entre la fonction sacerdotale et l'organisation des familles ainsi que des communaut&#233;s d'habitants. Il s'agit, en fait, de d&#233;finir les formes locales du fait religieux. La d&#233;marche d'investigation ne peut &#234;tre que plurielle, et d'abord autant historique qu'anthropologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons &#233;valu&#233; la forte proportion de clercs montagnards. Nous verrons comment, face &#224; l'offensive d'une r&#233;forme gr&#233;gorienne tardive (fin XIII&#232;me et XIV&#232;me si&#232;cle), les communaut&#233;s d'altitude parviennent &#224; garder l'essentiel des biens et des revenus d'&#233;glises. Au temps des guerres de religion, les nombreux pr&#234;tres des Pyr&#233;n&#233;es centrales participent &#224; la d&#233;fense de communaut&#233;s d'habitants contre la menace protestante. Les c&#233;l&#232;bres &#171; ligues campanaires &#187; du Comminges sont un avatar de cette prise en charge de la d&#233;fense des communaut&#233;s paysannes, autour de l'&#233;glise et de sont clocher.&lt;br /&gt;
Puis nous avons d&#233;fini le r&#244;le des pr&#234;tres des montagnes au XVI&#232;me et XVII&#232;me si&#232;cles. Etroitement int&#233;gr&#233; &#224; sa famille, &#224; sa communaut&#233; paroissiale et &#224; sa communaut&#233; sacerdotale, ainsi qu'&#224; son environnement &#233;conomique, g&#233;ographique, et symbolique, le pr&#234;tre remplit une fonction qui transcende le simple minist&#232;re pastoral. Le &#171; capellan de casa &#187; (&#171; pr&#234;tre de la maison &#187;) rend de multiples services &#224; sa famille et &#224; ses paroissiens qui, en contrepartie, le nourrissent et subviennent &#224; son entretien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin nous avons d&#233;montr&#233; que cette logique organisationnelle est contraire aux principes r&#233;formateurs, tant de l'Eglise officielle que de l'Etat, qui entendent s&#233;parer le pr&#234;tre des la&#239;cs, et lui interdire toute activit&#233; profane. Nous avons &#233;voqu&#233; les &#233;tapes de cette r&#233;formation et ses cons&#233;quences. C'est l'av&#232;nement d'un &#171; nouveau pr&#234;tre &#187;, mieux form&#233; souvent plus savant et ext&#233;rieur. Mais cette mise &#224; distance est &#233;galement traumatisante et g&#233;n&#233;ratrice de profondes mutations dans le comportement religieux des populations montagnardes. Le pr&#234;tre des montagnes n'est plus alors le garant de l'ordre interne des communaut&#233;s d'habitants, mais il devient un concurrent, voire un obstacle &#224; leur d&#233;veloppement. Peut-on alors penser que la R&#233;forme catholique portait en germe le ph&#233;nom&#232;ne qui s'amorce en France d&#232;s la seconde moiti&#233; du XVIII&#232;me si&#232;cle, et que les historiens du religieux qualifient commun&#233;ment de &#171; d&#233;christanisation &#187; ? Le tarissement du recrutement sacerdotal dans les Pyr&#233;n&#233;es Centrales n'accompagne-t-il pas cette profonde mutation du statut du pr&#234;tre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>3. La B&#234;te singuli&#232;re. Les juifs, les chr&#233;tiens et le cochon. </title>
		<link>https://garae.fr/new/spip.php?article91</link>
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		<dc:date>2005-10-03T15:47:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Par Claudine Fabre-Vassas, &lt;br/&gt;
le 18 D&#233;cembre 1996,&lt;br/&gt;
au GARAE.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://garae.fr/new/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;9998. 1996 - 1999 - Les Entretiens de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'o&#249; viennent les cochons ? En Europe, un r&#233;cit r&#233;pond &#224; cette question : lors de sa visite sur terre pour annoncer la nouvelle Loi, le Christ m&#233;tamorphosa des enfants qu'une m&#232;re lui avait cach&#233;s. Comme elle &#233;tait juive, les procs sont de petits juifs transform&#233;s. C'est pour cela que les juifs ex&#232;crent cet animal : ils redoutent de se manger eux-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les fa&#231;ons de l'&#233;levage donnent corps &#224; cette fable. Le cochon est un &#234;tre paradoxal, un perp&#233;tuel nourrisson, mais aussi un ogre avide de la chair des enfants. Dans la maison, chacun &#224; sa mani&#232;re mod&#232;le cette mouvante nature et la mort affirme les partages n&#233;cessaires. On donne le sang aux autres, on cherche l'ultime trace juive, on offre &#224; l'Eglise et aux morts un peu de cette chair qui fait les chr&#233;tiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux juifs, qu'ils soient pr&#233;sents ou mis en sc&#232;ne, ils sont condamn&#233;s &#224; revivre la m&#233;tamorphose premi&#232;re et &#224; chercher sans tr&#234;ve les substituts de cette viande dont ils se sont priv&#233;s. Le corps et le sang des enfants de chr&#233;tiens n'en sont-ils pas plus parfait &#233;quivalent quand vient le moment de la P&#226;que ? Telle est la plus commune matrice de l'anti-juda&#239;sme, tel est le syst&#232;me des repr&#233;sentations qui g&#233;n&#232;re les plus agressives rumeurs. Elles sont inscrites dans le combat que tout chr&#233;tien doit mener pour ce prot&#233;ger de la menace, pour abandonner peu &#224; peu la part juive originelle, pour faire passer tout le cochon dans on camp.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La recherche de Claudine Fabre-Vassas a, de fait, pris source dans une anomalie fort &#233;trange. Alors que toutes les cultures du monde d&#233;signent l'autre par ce qu'il mange, le juif est, par les chr&#233;tiens, nomm&#233; &#171; cochon &#187;, on le dit avide de sang, on le qualifie pr&#233;cis&#233;ment par ce qu'il s'interdit. Cette recherche est consacr&#233;e &#224; comprendre, jusque dans ses plus extr&#234;mes cons&#233;quences, ce paradoxe anthropologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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